
Fascinante, cosmopolite et par certains aspects mystérieuse : voilà ce qu’est Istanbul, une destination au patrimoine historique et architectural unique et inestimable. Ici, où l’Europe rencontre l’Asie, une ville est née il y a des milliers d’années, qui n’a pas seulement été un centre important pour l’histoire et l’économie de différents peuples, mais aussi la capitale de l’Empire romain, byzantin et ottoman.
Connue aussi sous les noms de Constantinople ou Byzance, Istanbul est la ville la plus peuplée de Turquie et bien qu’elle ne soit pas la capitale officielle du pays, elle n’en demeure pas moins le principal centre financier, industriel et culturel. La ville est une véritable métropole qui s’étend entre la Thrace (en Europe) et l’Anatolie (en Asie), se présentant ainsi comme l’unique ville au monde appartenant à deux continents.
Sa position stratégique sur le détroit du Bosphore en a toujours fait un territoire très convoité et un important carrefour des routes commerciales. Istanbul possède une histoire très ancienne, mais c’est autour du VIIe siècle avant notre ère que la ville est occupée par les colons grecs de Mégare et que Byzance, comme on l’appelait alors, commence à se développer rapidement, devenant un enjeu majeur lors des guerres du Péloponnèse.
Rebaptisée Constantinople par l’empereur Constantin, Istanbul était aussi connue sous les noms de « deuxième Rome » ou « Nouvelle Rome » et a été l’un des plus grands berceaux de la chrétienté jusqu’à la conquête ottomane du milieu du XVe siècle. Durant le règne ottoman, la ville est devenue non seulement un carrefour du commerce et des cultures, mais aussi l’une des plus grandes et plus riches villes d’Europe.
Aujourd’hui, Istanbul est une véritable mégalopole animée et très fréquentée, mais elle a su préserver un centre-ville ancien riche en sites d’intérêt. Son patrimoine historique et architectural reflète les différentes dominations, populations et cultures qui se sont succédé ici au cours des siècles, offrant un véritable voyage à travers le temps.

Les meilleures périodes pour visiter Istanbul sont sans doute les demi-saisons. En été, les journées s’allongent et les événements culturels et musicaux se multiplient, rendant Istanbul une destination vivante et animée. Cependant, les mois d’été sont aussi très chauds, humides, avec des températures dépassant les 30 °C en juillet et août, ce qui peut rendre difficile la visite des sites d’intérêt.
L’hiver, en revanche, est froid, humide et caractérisé par des températures minimales qui peuvent parfois descendre sous zéro, avec des risques de neige dus aux courants d’air arctique. Les mois hivernaux sont également généralement les plus pluvieux. Le printemps et l’automne offrent des températures plus douces et plus confortables et sont généralement moins fréquentés par les touristes. En particulier au printemps, la ville « renaît » : les fleurs ornent les palais, les tulipes (fleur symbole de la ville) éclosent et les terrasses panoramiques ouvrent, permettant de manger en admirant la ville depuis en haut.
Consultez toujours les prévisions météorologiques avant votre départ.
Un autre détail à considérer avant d’organiser un voyage à Istanbul est certainement le mois du ramadan. Bien qu’Istanbul soit une ville internationale et très touristique, la majorité de la population est de confession musulmane. Pendant la période du ramadan (dont les dates varient selon le calendrier lunaire), la ville vit une atmosphère différente et plus spirituelle. À midi, certains restaurants pourraient être vides, d’autres même fermés, car les croyants observent le jeûne du lever au coucher du soleil. Les familles turques se retrouvent après le coucher du soleil pour dîner ensemble ou pique-niquer au parc : à ce moment de la journée, la ville s’anime et devient très vivante.
Istanbul est une mégalopole possédant de nombreux sites d’intérêt historique et architectural qui racontent beaucoup sur la longue histoire de la ville. En particulier, certaines des attractions les plus célèbres (Mosquée Bleue, Sainte-Sophie et Palais de Topkapi) se trouvent dans une zone historique, maintenant piétonnière, qui accueille chaque jour des visiteurs du monde entier. Que vous soyez à Istanbul pour un week-end ou une période plus longue, n’oubliez pas que cette destination regorge de sites disséminés dans différentes zones. Le conseil est de planifier un itinéraire pour optimiser vos déplacements. Voici cinq étapes à ne manquer absolument lors d’une visite à la ville.

La Mosquée Bleue est aussi connue sous le nom de Mosquée du Sultan Ahmet (Sultanahmet Camii), du nom du sultan qui en a ordonné la construction entre 1609 et 1617. Son nom international de Mosquée Bleue provient du fait que les murs, les colonnes et le dôme du bâtiment religieux sont décorés avec plus de 21 000 carreaux bleus et turquoise qui, associés aux fenêtres, créent d’élégants jeux de lumière. Les faïences utilisées provenaient de la ville d’Iznik, l’ancienne Nicée.
Une autre particularité de cette mosquée est qu’au moment de sa construction, le Sultan Ahmet avait demandé six minarets, le même nombre que ceux de la Mosquée sacrée de La Mecque, ce que de nombreux fidèles avaient considéré comme un affront. Pour résoudre le problème, la Mosquée de La Mecque a reçu un septième minaret.

Sainte-Sophie, ou Aya Sofya, a été construite comme Église de la Divine Sagesse en 537 par l’empereur Justinien et était alors considérée comme le bâtiment religieux le plus important de Constantinople. Vers le milieu du XVe siècle, quand Mahomet le Conquérant s’est emparé de la ville, l’église a été convertie en mosquée. Avec l’ascension d’Atatürk, en 1935, la mosquée a été transformée en musée, et ce n’est qu’en 2020 que le président Erdogan a décidé de la reconvertir en lieu de culte islamique.
Sainte-Sophie est considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’architecture byzantine subsistants et a été inscrite au titre de patrimoine de l’UNESCO. À l’intérieur, on est immédiatement frappé par les décors réalisés avec de magnifiques mosaïques composées d’environ 30 millions de tesselles colorées, pour la plupart dorées, créant de splendides jeux de lumière et d’ombre. Le bâtiment a conservé au fil des ans son plan en basilique auquel ont été ajoutés le mihrab (la niche de prière) et le minbar (la chaire destinée aux sermons de l’imam).
Juste à côté de la Basilique Sainte-Sophie, dominant le Bosphore, se trouve le Palais de Topkapi, connu en turc sous le nom de Topkapi Sarayi. Le complexe, qui s’étend sur près de 700 000 mètres carrés, est immense et a été pendant plus de 4 siècles, jusqu’en 1856, la résidence des sultans et le cœur du pouvoir de l’Empire ottoman.
Commandé par Mahomet II, le palais a été inauguré en 1465 puis agrandi par les différents souverains qui se sont succédé. À l’intérieur, on trouve quatre cours accueillant des bâtiments d’un grand intérêt comme les arsenaux, la cuisine, le harem, les écuries royales, les trésories ainsi que le Musée archéologique.
En particulier, la Trésorerie renferme des objets vraiment précieux comme le Diamant de Kasikçi de 86 carats, le Poignard de Topkapi et le trône recouvert de lames d’or et de pierres précieuses. On trouve également dans le jardin du complexe l’Église Sainte-Irène (ou Église de la Paix), que l’empereur Constantin avait fait construire comme première église de Constantinople et qui a été convertie en musée.

Il est impossible de manquer une visite au Grand Bazar d’Istanbul, réputé être le plus grand marché couvert du monde. Construit par Mahomet II vers le milieu du XVe siècle, le complexe a été agrandi à plusieurs reprises au cours des siècles jusqu’à atteindre ses dimensions actuelles. Connu en turc sous le nom de Kapali Çarsi, le bazar s’étend sur une surface de plus de 40 000 mètres carrés et abrite près de 4 000 boutiques où l’on peut trouver des objets et des produits de toutes sortes.
À l’intérieur, vous trouverez aussi quelques petits cafés servant le café turc, le thé et les pâtisseries locales typiques, une mosquée et une banque. Composé de plus de 60 ruelles et 18 portes d’entrée, le Grand Bazar est un lieu où il est vraiment facile de se perdre parmi les nombreux commerces et les appels des marchands. C’est certainement l’endroit idéal pour acheter quelques souvenirs de votre voyage à Istanbul, mais n’oubliez pas de négocier les prix !

L’Hippodrome d’Istanbul, ou Atmeydani, a été commandé vers le IIIe siècle par l’empereur Septime Sévère, puis agrandi par Constantin Ier qui voulait faire de la ville une « Nouvelle Rome ». Les dimensions de l’hippodrome atteignaient environ 400 mètres de longueur pour 130 mètres de largeur et pouvait accueillir environ 100 000 personnes ; des chiffres qui le plaçaient au second rang seulement après le Cirque Maxime de Rome.
À l’origine, c’était un lieu de divertissement et de spectacles où avaient lieu des courses et des compétitions de chars, mais il s’est transformé en site où se tenaient aussi des réunions gouvernementales et populaires qui se sont parfois transformées en révoltes, comme la révolte de Nika, qui visait à renverser l’empereur Justinien. Lors de cet soulèvement, la ville a été ravagée pendant plusieurs jours et la Basilique Sainte-Sophie partiellement détruite.
Les troubles ont été réprimés par le général Bélisaire qui a ordonné la mort d’environ 30 000 rebelles massacrés sur place à l’Hippodrome. Autrefois, l’Hippodrome était décoré de colonnes et de statues qui ont été en grande partie détruites ou transportées vers d’autres villes. Le site a malheureusement perdu sa fonction au fil des siècles et a été utilisé comme carrière de matériaux pour la construction de nouveaux bâtiments. Subsistent intacts sur le site : l’Obélisque de Théodose (construit par le pharaon Thoutmôsis II et apporté à Constantinople par Théodose Ier), la Colonne Serpentine (provenant du Sanctuaire d’Apollon à Delphes), et la Colonne de Constantin VII.
Découvrez Istanbul à travers les yeux de guides experts qui vous emmèneront à la découverte des trésors cachés de la ville. Participer à une visite guidée ou une free tour vous permettra de saisir la véritable essence de Istanbul.
Les free tours sont une alternative viable aux visites guidées traditionnelles. Leur fonctionnement est le suivant : la participation est gratuite et, à la fin de la visite, vous pouvez laisser un pourboire à votre convenance. Vous trouverez ci-dessous nos visites gratuites préférées, sinon vous pouvez consulter la liste complète en visitant cette page.
Vu sa position et le grand nombre de connexions, la meilleure façon de se rendre à Istanbul est certainement l’avion. Jusqu’en 2018, Istanbul disposait de deux aéroports : l’Aéroport International Atatürk, situé sur le côté européen de la ville, et le plus petit Aéroport d’Istanbul-Sabiha Gökçen dans la partie asiatique. En 2019, l’Aéroport Atatürk a fermé et un nouveau terminal a ouvert, connu sous le nom d’Aéroport International d’Istanbul, situé sur la côte européenne de la Mer Noire.
Les compagnies aériennes Pegasus Airlines et Turkish Airlines proposent des vols directs d’Istanbul vers de nombreuses villes européennes ainsi que vers d’autres grandes villes internationales. Une autre alternative que certains voyageurs envisagent est de se rendre à la ville en train. Istanbul est en effet reliée par voie ferroviaire à plusieurs pays comme la Grèce, la Bulgarie ou l’Allemagne.
Istanbul est devenue une destination touristique très fréquentée ces dernières années, et les prix des hébergements et des chambres ont augmenté, s’alignant souvent sur des tarifs « plus occidentaux ». Cela dit, il est encore possible de séjourner à Istanbul à des prix raisonnables, particulièrement si vous réservez à l’avance et évitez les périodes d’affluence touristique.
La meilleure zone où séjourner reste la vieille ville du district de Fatih, dans le quartier de Sultanahmet, où se trouvent également les principaux sites d’intérêt comme Sainte-Sophie, le Palais de Topkapi et la Mosquée Bleue. Les hôtels de ce quartier ont des prix moyens à élevés mais permettent de rejoindre à pied, sans le stress de la circulation, les principales attractions. On y trouve de petits hébergements aux atmosphères simples, de nouveaux boutique-hôtels dotés de tous les conforts et quelques auberges.
Une autre zone très proche de la Place Sultanahmet est celle du Grand Bazar où l’on peut trouver des solutions un peu plus économiques, mais dans une zone stratégique permettant de rejoindre à pied Sainte-Sophie. Une autre alternative est de séjourner dans la partie plus moderne et nouvelle d’Istanbul où se trouvent de nombreux hôtels à différents niveaux de prix. C’est particulièrement la zone de la Place Taksim qui accueille les principales chaînes hôtelières internationales.
Istanbul est une très grande ville et le trafic routier peut rendre les déplacements difficiles et longs entre les différents quartiers. Pour éviter de rester bloqué pendant des heures dans les embouteillages, le mieux est d’optimiser vos trajets et d’utiliser autant que possible les transports en commun comme le tramway et le métro. Le métro d’Istanbul dispose de 11 lignes, dont huit se trouvent sur la rive européenne du Bosphore, tandis que trois se trouvent sur la rive asiatique.
À celles-ci s’ajoute la ligne Marmaray (ou Train de banlieue B1), longue de 76,6 km, qui comprend également un tunnel sous le détroit du Bosphore reliant la zone européenne de la ville à la zone asiatique. En plus du métro, il existe deux lignes de tramway en surface, trois funiculaires et plusieurs lignes de bus. La meilleure façon d’apprécier l’atmosphère de la ville reste néanmoins de se déplacer à pied : en marchant, vous pouvez découvrir les véritables aspects de la vie quotidienne en ville.
Istanbul s'élève dans la partie nord-occidentale de la Turquie, dans une zone le long du détroit du Bosphore qui accueille à son extrémité méridionale le port naturel de la Corne d'Or et s'ouvre sur le littoral septentrional de la mer de Marmara. La ville s'étend ainsi entre deux continents, l'Europe et l'Asie, reliés par le Pont du Bosphore et trois autres ponts suspendus.
Les City Card vous permettent d'économiser de l'argent sur les transports publics et/ou les droits d'entrée dans les principales attractions touristiques.















